L’essentiel
- Choisissez un besoin métier précis et un périmètre que vous pouvez traiter seul.
- Un tableau de bord de suivi des ventes constitue un projet concret et adaptable à un niveau débutant.
- Utilisez des données fictives, publiques ou explicitement autorisées ; ne publiez aucune donnée confidentielle.
- Présentez aussi votre méthode, vos contrôles et les limites du projet, pas seulement des captures d’écran.
Choisir un projet adapté à son niveau
Pour un projet Microsoft Power BI débutant, l’objectif n’est pas de reproduire un système décisionnel complet d’entreprise. Il est plutôt de démontrer une suite de compétences de base de façon lisible : importer des données, les nettoyer, relier les tables utiles, créer quelques mesures et construire une page de rapport qui aide à répondre à une question métier. Un périmètre limité permet de consacrer du temps à la qualité et à l’explication.
Un sujet de suivi des ventes est un bon exercice pratique Microsoft Power BI, parce qu’il permet d’explorer des dimensions courantes : période, produit, région et canal de vente. Vous pouvez simuler une petite entreprise qui souhaite repérer l’évolution de son chiffre d’affaires, comparer ses produits et comprendre où les ventes progressent ou diminuent. Le projet reste assez parlant pour un recruteur sans nécessiter de connaissances propres à un secteur.
Évaluez votre sujet selon quatre critères : pouvez-vous obtenir ou fabriquer les données sans enfreindre de règles ? Le besoin se formule-t-il en une phrase ? Le projet peut-il être achevé dans un temps raisonnable ? Pourrez-vous expliquer les indicateurs à une personne qui ne connaît pas Power BI ? Si plusieurs réponses sont non, réduisez le périmètre plutôt que d’ajouter des pages et des mesures.
Un portfolio Microsoft Power BI peut ensuite évoluer par niveaux. Au départ, réalisez un rapport sur une seule question et quelques indicateurs. Dans une version plus avancée, ajoutez une table de dates, des mesures comparatives, une actualisation documentée et une deuxième page consacrée à l’analyse détaillée. Ne présentez pas des fonctions complexes comme preuve de compétence si vous ne pouvez pas en expliquer le fonctionnement.
- Débutant : un fichier de ventes propre, une table de dates et une page de synthèse.
- Intermédiaire : plusieurs tables reliées, des mesures réutilisables et une analyse temporelle.
- À éviter : un sujet trop vaste, des visuels sans question métier et des indicateurs dont la définition est floue.
Partir d’un besoin concret
Imaginez une entreprise fictive qui vend des articles dans plusieurs villes. La direction reçoit chaque mois un fichier de ventes, mais ne dispose pas d’une vue simple pour comparer les résultats. Votre rôle consiste à transformer ce fichier en un rapport qui permette de suivre l’activité et d’examiner les écarts par période, produit et région. Le scénario est crédible, mais les données peuvent être entièrement inventées.
Avant d’ouvrir Power BI, écrivez le brief. Décrivez l’utilisateur du rapport, sa décision à éclairer, la période couverte et les questions auxquelles le tableau de bord doit répondre. Par exemple : « Une responsable commerciale veut suivre l’évolution mensuelle des ventes et identifier les catégories et régions qui contribuent le plus au résultat. » Cette formulation empêche le projet de devenir une simple galerie de graphiques.
Définissez ensuite quelques indicateurs avec une règle de calcul compréhensible. Le chiffre d’affaires peut être défini comme la somme des montants de vente disponibles dans le fichier ; le nombre de commandes comme le décompte des identifiants de commande, à condition que ceux-ci soient bien renseignés et uniques selon la règle retenue. Si vous ajoutez une marge, vous devez disposer des coûts nécessaires et documenter la formule. N’inventez pas une marge à partir du seul chiffre d’affaires.
Le livrable doit être assez complet pour être évalué, mais pas plus large que le brief. Prévoyez un fichier Power BI, un court document expliquant le besoin et les choix de modélisation, quelques captures ou une courte démonstration, ainsi qu’un fichier de données d’exemple si sa diffusion est autorisée. Indiquez clairement qu’il s’agit d’un projet de démonstration et non d’un rapport produit pour une entreprise réelle.
- Objectif du brief : rendre les ventes plus faciles à suivre et à comparer.
- Questions d’analyse : quelle est l’évolution par mois ? Quelles catégories et régions pèsent le plus ?
- Livrables : rapport Power BI, description des données, définitions des indicateurs, captures et limites connues.
Préparer les données, fichiers ou ressources
Pour démarrer, réunissez un jeu de données comprenant quelques colonnes utiles : date, identifiant de commande, produit ou catégorie, région, quantité et montant. Vous pouvez créer un fichier fictif dans un tableur ou chercher un jeu de données public dont les conditions de réutilisation sont explicites. Vérifiez son origine, son périmètre et les éventuelles obligations de citation ou restrictions avant de l’intégrer à votre portfolio.
Une table de ventes unique suffit pour une première version. Pour approfondir l’exercice, séparez les ventes des informations descriptives sur les produits, les régions et les dates. Évitez d’ajouter des colonnes qui n’aident pas à répondre au brief. Dans Power Query, examinez les types de données, les valeurs manquantes, les doublons, les formats de date et les libellés incohérents. Conservez une copie non modifiée des données de départ afin de pouvoir comparer les résultats après nettoyage.
Ne réutilisez pas un export reçu au travail sans autorisation, même si vous masquez quelques noms. Les montants, dates, combinaisons de produits ou régions peuvent rester identifiants ou confidentiels. Pour un projet public, préférez des données synthétiques ou une source autorisée. Si vous utilisez un jeu public, gardez une note sur sa provenance et ses conditions d’utilisation. Retirez les identifiants personnels et les informations qui ne sont pas nécessaires à l’analyse.
Préparez aussi les éléments de présentation : le brief, un petit dictionnaire des colonnes et une note indiquant la période, les limites et les transformations principales. Vérifiez que les fichiers ne contiennent ni identifiants de connexion, ni chemins internes, ni captures d’écran d’outils professionnels montrant des données privées.
- Données requises : dates, commandes, produits ou catégories, régions, quantités et montants.
- À contrôler : types, doublons, cellules vides, valeurs incohérentes et définitions des champs.
- À protéger : données de clients, informations internes, identifiants, fichiers d’entreprise et éléments confidentiels.
Réaliser le projet par étapes
Commencez par importer les fichiers et explorer leur contenu dans Power Query. Renommez les colonnes de façon claire, corrigez les types et traitez les anomalies selon des règles que vous pouvez expliquer. Par exemple, ne remplacez pas automatiquement chaque valeur manquante par zéro : une absence de donnée et une valeur nulle ne signifient pas toujours la même chose. Notez les transformations importantes pour pouvoir les décrire dans votre documentation.
Construisez ensuite un modèle adapté au besoin. Si vous disposez de tables de faits et de dimensions, reliez-les avec des clés compréhensibles et vérifiez le sens des relations. Une table de dates est utile pour organiser les analyses temporelles. Contrôlez que les filtres de mois, de catégorie ou de région donnent les résultats attendus et ne créent pas de totaux incohérents.
Créez les mesures nécessaires au brief, plutôt que de multiplier les calculs. Commencez par le chiffre d’affaires, le nombre de commandes et une évolution temporelle si les dates le permettent. Donnez aux mesures des noms explicites, choisissez un format adapté et testez-les sur quelques lignes dont vous pouvez vérifier le résultat à la main. Une mesure est plus convaincante quand vous savez expliquer ce qu’elle calcule et pourquoi elle est utile.
Construisez la page de synthèse autour des questions définies au départ. Placez les indicateurs principaux en évidence, puis utilisez quelques graphiques complémentaires pour montrer l’évolution et la répartition. Ajoutez des filtres seulement s’ils aident à explorer le rapport. Gardez des titres descriptifs, des unités lisibles et des couleurs cohérentes. Évitez d’utiliser la couleur comme seul moyen de distinguer des catégories, et vérifiez que les libellés restent lisibles.
Enfin, faites relire le rapport par une personne qui ne connaît pas le jeu de données. Demandez-lui ce qu’elle comprend, ce qu’elle peut comparer et ce qui lui semble ambigu. Les retours ne remplacent pas les tests de calcul, mais ils aident à repérer les titres imprécis, les filtres difficiles à trouver et les visuels qui ne répondent pas clairement au besoin.
- Ordre de travail : importer, nettoyer, modéliser, créer les mesures, concevoir les pages et faire relire.
- Compétences montrées : préparation des données, logique de modèle, calcul d’indicateurs, visualisation et communication.
- À chaque étape, conservez une trace des choix qui changent l’interprétation des résultats.
Tester, corriger et documenter
Un rapport soigné peut tout de même contenir une erreur de calcul ou une relation mal définie. Avant de publier votre projet, vérifiez séparément les données, le modèle, les mesures et l’expérience de lecture. Une checklist vous aide à éviter de vous fier uniquement à l’apparence des visuels.
Pour documenter le projet, présentez le contexte fictif, les questions étudiées, les sources de données, les transformations principales et les définitions des indicateurs. Expliquez aussi les choix de conception : pourquoi ces visuels, pourquoi ces filtres et quelles comparaisons sont possibles. Un lecteur doit pouvoir distinguer les faits issus des données des hypothèses que vous avez ajoutées.
La documentation n’a pas besoin d’être longue. Une page de présentation structurée et quelques commentaires dans le projet peuvent suffire si les limites sont claires. Si un indicateur ne peut pas être calculé faute de données, dites-le plutôt que de le reconstituer sans base. Si les données sont fictives, précisez-le dès le début.
- Checklist de contrôle qualité :
- Les nombres de lignes, totaux et valeurs clés correspondent-ils aux données de départ ?
- Les dates et les montants ont-ils le bon type et le bon format ?
- Les doublons, valeurs manquantes et catégories inattendues ont-ils été examinés ?
- Les relations entre tables et les filtres produisent-ils des résultats cohérents ?
- Les mesures ont-elles été comparées à un calcul indépendant sur un petit échantillon ?
- Les totaux restent-ils compréhensibles après sélection d’une période, d’une région ou d’une catégorie ?
- Les titres, unités, légendes et filtres sont-ils lisibles et sans ambiguïté ?
- Le fichier et les captures ne révèlent-ils aucune donnée confidentielle, adresse interne ou identifiant ?
- Les sources, conditions de réutilisation, hypothèses et limites sont-elles mentionnées ?
Présenter son travail dans un portfolio
Présentez le projet comme une étude de cas courte : le besoin, votre approche, le résultat et ce que vous avez appris. Montrez une capture de la page principale et, si elle apporte une information utile, une vue détaillée. Si le fichier est partageable, accompagnez-le d’instructions simples pour l’ouvrir et précisez l’environnement ou les prérequis nécessaires sans supposer que le lecteur possède déjà vos fichiers locaux.
Une courte démonstration peut montrer comment les filtres modifient les résultats et comment vous avez vérifié les indicateurs. Ne vous contentez pas de faire défiler les graphiques : expliquez une décision de conception, une transformation de données et un contrôle que vous avez effectué. Si vous ne pouvez pas partager le fichier Power BI, des captures annotées et une description honnête des interactions permettent tout de même de comprendre votre démarche.
Gardez le portfolio vérifiable. Indiquez les outils employés et votre contribution réelle. Ne prétendez pas avoir réalisé un projet en entreprise si les données et le scénario sont fictifs. N’affirmez pas qu’un tableau de bord a amélioré une décision ou un résultat opérationnel si vous ne disposez pas d’éléments pour le démontrer. Mentionnez les limites : période courte, données simulées, absence de coûts ou hypothèses nécessaires.
Le projet peut ensuite servir de support en entretien ou en échange avec un client. Préparez une explication simple de la structure des données, du calcul d’un indicateur et d’une difficulté rencontrée. Cette capacité à justifier les choix est aussi importante que la maîtrise des fonctionnalités de l’outil.
- À inclure : brief, captures lisibles, livrables autorisés, méthode, définitions des indicateurs et limites.
- À exclure : données confidentielles, identifiants personnels, promesses de résultats non vérifiées et compétences que vous ne pouvez pas expliquer.
- À préparer pour l’entretien : une démonstration courte et une réponse claire sur les choix de modélisation.
Le parcours, étape par étape
- 11. Définir le besoin — Choisissez un utilisateur fictif, une décision à éclairer et deux ou trois questions auxquelles le rapport doit répondre.
- 22. Délimiter le projet — Fixez le périmètre, les indicateurs et les livrables. Écartez les analyses qui ne sont pas soutenues par les données disponibles.
- 33. Réunir des données sûres — Créez un jeu synthétique ou utilisez une source publique dont la réutilisation est autorisée. Notez sa provenance et ses limites.
- 44. Préparer les données — Importez-les, contrôlez les types, traitez les anomalies et documentez les transformations effectuées dans Power Query.
- 55. Construire le modèle — Organisez les tables nécessaires, vérifiez les relations et ajoutez une table de dates si l’analyse temporelle le demande.
- 66. Créer et vérifier les mesures — Définissez les calculs du brief, testez-les sur un petit échantillon et comparez les totaux avec un contrôle indépendant.
- 77. Concevoir le rapport — Construisez une page de synthèse lisible, avec des titres explicites, des unités correctes et des filtres utiles.
- 88. Documenter et présenter — Ajoutez le brief, les choix, les limites et des captures. Préparez une démonstration concise, sans données protégées.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Formation de 4 jours, de niveau débutant à intermédiaire, axée sur la transformation de données brutes en tableaux de bord utiles. Elle peut soutenir la réalisation du projet de portfolio ; le certificat FormaGroup est à envisager en premier, et le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes formées auprès de ses entreprises clientes et partenaires.
Voir la formation →Microsoft Learn
Complément pour approfondir les notions liées à la préparation, à la modélisation et à la création de rapports Power BI. Il permet de travailler à son rythme et de revenir aux sujets utiles pour le projet.
Site de l’organisme ↗OFPPT
La page de l’OFPPT présente son offre de formation intra-entreprise. Une entreprise peut se renseigner sur l’adaptation d’une formation à ses besoins ; vérifiez directement avec l’organisme si un contenu Power BI correspondant au projet est proposé.
Site de l’organisme ↗Se former en Microsoft Power BI avec FormaGroup
Au Maroc, FormaGroup accompagne la montée en compétence avec des formations sur mesure pour les entreprises et les particuliers, adaptées au niveau et aux objectifs du groupe. Son réseau de formateurs experts intervient dans les principales villes du Maroc, en présentiel dans les locaux de l’entreprise, à distance ou en format hybride. La formation Power BI et métier de Data Analyst peut aider à structurer le travail de préparation des données et de création de tableaux de bord. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. FormaGroup diffuse également le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. C’est la première certification à envisager pour valoriser ce parcours ; le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de ses entreprises clientes et partenaires au Maroc, un atout pour décrocher une mission ou un poste. Les certifications officielles de l’éditeur Microsoft peuvent être étudiées en complément, selon vos objectifs.
Formateur Microsoft Power BI
Formateur Microsoft Power BI du réseau FormaGroup
Formateur Microsoft Power BI
Formateur Microsoft Power BI du réseau FormaGroup
Formateur Microsoft Power BI
Formateur Microsoft Power BI du réseau FormaGroup
Un projet de formation en Microsoft Power BI pour vous ou votre équipe ? Décrivez votre besoin : FormaGroup vous propose le formateur et le programme adaptés, partout au Maroc.
Décrire mon besoinCompétences clés
Questions fréquentes
Quel projet Microsoft Power BI débutant présenter dans un portfolio ?
Un tableau de bord de suivi des ventes est un choix accessible si vous limitez le sujet à quelques indicateurs, une période et des dimensions comme les produits ou les régions. Utilisez des données fictives ou réutilisables et expliquez clairement le besoin auquel le rapport répond.
Faut-il publier le fichier Power BI pour montrer son travail ?
Pas nécessairement. Vous pouvez présenter des captures annotées, le brief, les définitions des indicateurs et une démonstration si le fichier peut être partagé. Ne publiez jamais de données d’entreprise ou de clients sans autorisation.
Quelle certification envisager pour compléter un projet de portfolio ?
Le certificat de formation FormaGroup est la première certification à envisager dans ce parcours. Une certification officielle de l’éditeur Microsoft peut être étudiée en complément si elle correspond à vos objectifs et à votre niveau ; elle est délivrée selon les règles de Microsoft, et non par FormaGroup.
Comment éviter qu’un exercice fictif soit pris pour un projet professionnel réel ?
Indiquez dès le départ que le scénario ou les données sont fictifs. Décrivez précisément votre contribution, les calculs réalisés et les limites du rapport. Ne revendiquez pas de résultats opérationnels que vous n’avez pas mesurés.
Sources
- Formation Power BI et métier de Data Analyst — FormaGroup formagroup.ma
- Microsoft Learn — Power BI learn.microsoft.com
- Formation intra-entreprise — OFPPT ofppt.ma
- JobInTech jobintech.academy
