L’essentiel
- Slide3 est un logiciel de Rocscience destiné à l’analyse tridimensionnelle de la stabilité des pentes par la méthode de l’équilibre limite.
- Le diagnostic doit relier chaque besoin à un poste, une tâche, une difficulté observée et une conséquence pour l’entreprise.
- Les objectifs de formation gagnent à être formulés comme des actions que l’on peut observer sur un cas de travail.
- Le suivi après formation doit mesurer l’application, la qualité et l’autonomie, pas seulement la présence ou la satisfaction.
- Pour les dispositifs de formation et leur financement au Maroc, l’entreprise doit vérifier les règles, conditions et démarches en vigueur auprès des organismes concernés.
Partir des tâches et objectifs de l’entreprise
Avant de choisir un contenu, précisez pourquoi l’équipe doit utiliser Slide3. Le besoin peut venir d’une nouvelle activité, d’un changement dans les méthodes d’étude, d’une difficulté récurrente sur les modèles ou d’un objectif de qualité. Évitez de commencer par une liste générale de fonctions du logiciel : demandez plutôt quelles tâches les salariés doivent réaliser, à quel moment du projet et avec quel niveau de fiabilité.
Dans une entreprise marocaine du BTP, les cas peuvent concerner une pente de déblai, un talus de remblai, un versant aménagé ou une étude associée à une infrastructure. Le choix dépend des activités réellement confiées à l’équipe. Pour chaque cas, identifiez les données disponibles, les hypothèses qui doivent être examinées, les livrables attendus et les personnes qui valident l’analyse. La formation peut ainsi se concentrer sur les gestes et décisions nécessaires, sans supposer que tous les participants ont les mêmes responsabilités.
Associez les responsables de projet, les ingénieurs concernés et, si nécessaire, les personnes qui contrôlent les études. Une difficulté apparente sur Slide3 peut en réalité venir de données d’entrée incomplètes, d’une méthode de travail mal définie ou d’un contrôle insuffisant. Distinguer ces causes évite de demander à la formation de résoudre un problème qui relève plutôt de l’organisation ou de la qualité des données.
- Situation de travail : quelle étude, quel type de pente et quelle étape du projet ?
- Difficulté observée : où l’équipe perd-elle du temps, commet-elle des erreurs ou sollicite-t-elle fréquemment un appui ?
- Résultat attendu : quel livrable, quel contrôle ou quelle décision devrait être mieux maîtrisé après la formation ?
- Critère de réussite : comment le responsable pourra-t-il constater que le travail est correctement réalisé ?
Évaluer les compétences de l’équipe
Un diagnostic utile ne se limite pas à demander aux salariés s’ils connaissent déjà le logiciel. Il examine les tâches qu’ils savent réaliser sans aide, celles qu’ils réalisent avec assistance et celles qu’ils n’ont pas encore pratiquées. Il tient aussi compte des connaissances liées au métier : interpréter le cas étudié, comprendre les données fournies, expliquer les hypothèses et présenter les limites de l’analyse.
Réalisez un court entretien avec chaque profil ou groupe homogène, puis faites compléter une autoévaluation par un exercice de départ. L’exercice doit rester représentatif, mais limité : l’objectif est de repérer les acquis et les difficultés, non de classer les salariés. Si possible, observez le travail habituel ou examinez un exemple de livrable anonymisé. Vérifiez que l’accès aux fichiers et leur utilisation sont autorisés par l’entreprise.
Le tableau suivant peut être rempli par poste et par tâche. Utilisez une échelle simple, par exemple : 0 = non pratiqué, 1 = réalisé avec accompagnement, 2 = réalisé seul avec vérification, 3 = réalisé de façon autonome et expliqué à un collègue. Cette échelle est un outil interne de diagnostic, pas une certification ni une norme officielle.
- Modèle de diagnostic : poste | tâche Slide3 | fréquence | niveau actuel | difficulté constatée | niveau attendu | priorité | preuve à observer.
- Exemple — ingénieur d’étude : préparer un modèle à partir d’un dossier de projet | niveau actuel : à établir sur un exercice | preuve : fichier de travail cohérent avec les données autorisées et hypothèses documentées.
- Exemple — chargé de contrôle : examiner les paramètres et résultats d’une analyse | niveau actuel : à établir par entretien et exercice | preuve : contrôle expliqué et points à faire vérifier identifiés.
- Exemple — responsable de projet : relire une restitution | niveau actuel : à préciser selon sa mission | preuve : commentaires portant sur le livrable, les hypothèses et les limites exposées.
Définir des objectifs pédagogiques mesurables
Transformez chaque écart prioritaire en objectif observable. « Comprendre Slide3 » est trop général : il ne précise ni l’action, ni le contexte, ni le critère de réussite. Un objectif plus exploitable indique ce que le participant devra produire ou expliquer, sur quel type de cas et selon quelles consignes de l’entreprise.
Les critères doivent être fixés avant la formation avec le responsable technique. Ils peuvent porter sur la complétude des étapes attendues, la cohérence avec les données fournies, la traçabilité des hypothèses, la qualité de la restitution ou le degré d’assistance nécessaire. N’inventez pas un seuil universel : la tolérance acceptable dépend du cas, des procédures internes et de la validation technique.
Mesurez les mêmes compétences avant et après la formation, au moyen d’exercices comparables en difficulté. Une progression peut se constater par une tâche auparavant réalisée avec aide et désormais accomplie de manière autonome, par une meilleure justification des hypothèses ou par moins de corrections lors de la revue. Les résultats doivent être interprétés avec prudence : un exercice seul ne remplace ni une validation d’ingénierie ni les contrôles habituels du projet.
- Avant : le participant réalise un exercice de départ ; l’évaluateur note les étapes maîtrisées, les aides sollicitées et les points à vérifier.
- Objectif : à la fin de la formation, le participant réalise les tâches retenues sur un cas d’exercice, explique ses choix et remet les éléments attendus selon la grille convenue.
- Après : le même type de grille est appliqué ; les progrès sont comparés tâche par tâche, plutôt qu’avec une impression générale.
- Au poste : le responsable observe une application réelle sur un dossier autorisé et relève les besoins d’accompagnement restant.
Organiser la pratique en situation de travail
La formation prend davantage de sens lorsque les participants pratiquent sur des situations proches de leur activité. Préparez des exercices progressifs : prise en main et repérage dans le logiciel, réalisation guidée d’une tâche, puis résolution d’un cas où le participant doit justifier sa démarche. Le formateur peut faire verbaliser les étapes afin de repérer non seulement si un résultat est obtenu, mais aussi comment le participant l’a construit.
Exemples d’exercices à adapter aux tâches réellement confiées : reprendre un cas d’étude simplifié et vérifier que le modèle correspond aux informations fournies ; comparer deux configurations définies par le formateur et expliquer les différences observées ; examiner les résultats d’un scénario préparé et rédiger une courte note indiquant les hypothèses, les observations et les questions à soumettre au responsable technique ; relire un fichier anonymisé et dresser une liste de contrôles avant validation.
Utilisez des données de formation, des cas fictifs ou des fichiers expressément autorisés. Avant toute séance, l’entreprise doit définir ce qui peut être partagé, stocké ou réutilisé. Retirez les noms de clients, coordonnées, informations contractuelles et éléments sensibles lorsqu’ils ne sont pas nécessaires. Précisez les règles de conservation et de suppression des fichiers d’exercice, ainsi que les personnes autorisées à y accéder.
L’organisation pratique doit aussi tenir compte des contraintes de production : disponibilité des salariés, accès aux postes et versions nécessaires, connexion si la séance est à distance, et temps réservé à l’application après la session. Une formation en entreprise peut être construite autour des cas et du niveau de l’équipe, tandis qu’un format à distance ou hybride peut convenir si les participants disposent des moyens techniques nécessaires.
- Cas guidé : l’animateur montre une démarche, puis les participants reprennent les étapes sur un autre jeu de données.
- Cas d’analyse : les participants examinent des résultats fournis, formulent leurs observations et distinguent ce qu’ils peuvent conclure de ce qui doit être validé.
- Cas de restitution : chaque participant prépare une note ou un support bref destiné au rôle concerné dans l’entreprise.
- Revue entre pairs : les participants utilisent une grille commune pour repérer les informations manquantes et formuler des demandes de clarification.
Mesurer l’application après la formation
L’évaluation ne s’arrête pas au questionnaire de satisfaction. Celui-ci peut renseigner sur la clarté, le rythme et l’adéquation des exercices, mais il ne prouve pas que les compétences sont utilisées au poste. Prévoyez dès le départ un suivi avec le responsable et les participants, à un moment compatible avec la réalisation d’un travail pertinent.
Choisissez peu d’indicateurs, directement liés au besoin. Pour une tâche technique, l’entreprise peut suivre la part des étapes réalisées sans aide, le nombre de corrections lors d’une revue interne, la complétude des éléments attendus ou le respect de la procédure de contrôle. Pour une tâche de restitution, elle peut vérifier si les hypothèses et limites sont présentées et si les destinataires comprennent les points à faire valider. Les indicateurs doivent être définis de manière à ne pas transformer une formation en promesse de résultat technique ou commercial.
Comparez les observations de départ, celles de fin de formation et celles faites au poste. Si l’application est faible, recherchez la cause avant de conclure que la formation a échoué : manque de dossiers adaptés, absence de temps de pratique, accès logiciel indisponible, changement de procédure ou besoin d’un accompagnement supplémentaire. Cette analyse aide à décider s’il faut une séance de rappel, un tutorat interne ou une mise à jour des consignes.
- Progression : évolution de la réalisation autonome des tâches retenues.
- Qualité : conformité aux critères internes et aux éléments attendus dans la revue.
- Application : utilisation des acquis sur un cas réel autorisé après la formation.
- Autonomie : type et fréquence des aides nécessaires, consignés de manière comparable.
- Retour d’expérience : retour du participant et du responsable sur les obstacles rencontrés au poste.
Préparer le budget et le dossier de formation
Pour préparer le budget, décrivez le public concerné, le nombre de groupes, les objectifs, les exercices, la durée envisagée, le format, les moyens matériels et le suivi souhaité. Demandez une proposition détaillant le contenu et les modalités, puis vérifiez que le programme correspond bien aux tâches identifiées. Le coût ne se résume pas aux frais de formation : prévoyez aussi le temps de travail mobilisé, la préparation des cas, l’accès aux logiciels et le temps nécessaire au suivi.
Constituez un dossier interne avec le diagnostic, la décision de priorité, les objectifs mesurables, le programme envisagé, les critères d’évaluation, les modalités pratiques et le responsable du suivi. Gardez les éléments qui permettent de justifier les besoins et de comparer les progrès, en appliquant les règles internes de confidentialité.
Les dispositifs et conditions administratives peuvent évoluer. Avant de construire le plan de financement ou de considérer une dépense comme éligible, l’entreprise doit consulter les organismes concernés et confirmer les règles applicables à sa situation, les pièces demandées, les délais et les procédures en vigueur.
- Encadré — OFPPT : l’OFPPT présente des informations sur les Contrats spéciaux de formation (CSF), l’identification et l’analyse des besoins en formation continue ainsi que la formation intra-entreprise. Consultez ses informations officielles et confirmez les
- GIAC : vérifiez auprès du Groupement interprofessionnel d’aide au conseil concerné les missions, critères, démarches et conditions actuellement applicables à votre entreprise et à votre projet.
- CSF : vérifiez auprès de l’OFPPT les règles en vigueur, l’éligibilité éventuelle, les justificatifs nécessaires et les étapes à accomplir. Ne présumez pas qu’une formation ou une entreprise est automatiquement éligible.
- Conservez une trace des vérifications effectuées et des réponses obtenues auprès des organismes compétents.
Le parcours, étape par étape
- 11. Décrire le besoin métier — Choisissez les projets et tâches pour lesquels l’équipe doit utiliser Slide3, puis précisez la difficulté ou le résultat que l’entreprise souhaite améliorer.
- 22. Identifier les profils et les écarts — Établissez une fiche par poste et par tâche. Complétez-la avec des entretiens et un exercice de départ, sans confondre autoévaluation et preuve de compétence.
- 33. Fixer les priorités et les critères — Sélectionnez les écarts les plus liés aux objectifs de l’entreprise. Définissez avec le responsable technique les actions observables qui permettront d’évaluer le niveau avant et après.
- 44. Construire les exercices et les règles d’usage — Préparez des cas proches du travail, choisissez les données autorisées et définissez les règles de confidentialité, de stockage et d’accès aux fichiers.
- 55. Organiser la formation — Confirmez les participants, le format, les moyens techniques, les créneaux et les livrables. Demandez un programme adapté aux niveaux et objectifs de l’équipe.
- 66. Comparer les acquis et suivre l’application — Reprenez la grille de départ en fin de formation, puis observez une tâche au poste. Analysez les obstacles et décidez si un accompagnement complémentaire est utile.
- 77. Vérifier les dispositifs et finaliser le dossier — Consultez l’OFPPT et le GIAC concerné pour confirmer les règles et démarches en vigueur avant de prendre une décision de financement.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Le programme peut être adapté au niveau et aux objectifs du groupe. La formation est associée au certificat FormaGroup ; le réseau diffuse le profil des personnes formées auprès de ses entreprises clientes et partenaires au Maroc.
Voir la formation →OFPPT
La page officielle décrit l’offre de formation intra-entreprise. L’entreprise peut se renseigner sur les modalités et vérifier si une réponse adaptée à son besoin Slide3 est disponible.
Site de l’organisme ↗OFPPT
Cette offre peut être utile aux personnes qui structurent le diagnostic et le plan de formation. Elle ne doit pas être considérée comme un cours Slide3 sans confirmation du contenu proposé.
Site de l’organisme ↗Se former en Slide3 avec FormaGroup
FormaGroup accompagne les entreprises et les particuliers au Maroc avec des formations sur mesure, animées par des formateurs experts de son réseau et adaptées au niveau et aux objectifs du groupe. Les interventions peuvent se dérouler dans les principales villes du Maroc, en présentiel dans les locaux de l’entreprise, à distance ou en format hybride. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. C’est la première certification à envisager dans ce parcours. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste. Toute certification d’éditeur constitue un complément distinct et doit être vérifiée auprès de l’organisme qui la délivre.
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Questions fréquentes
Comment savoir si une équipe a réellement besoin d’une formation Slide3 ?
Repérez d’abord les tâches où le logiciel est utilisé ou doit l’être, puis comparez le niveau observé au niveau attendu. Un exercice de départ, complété par des entretiens et l’examen de livrables autorisés, aide à préciser les écarts. Vérifiez également si les difficultés viennent du logiciel, des données, des procédures ou de l’organisation.
Quels objectifs peut-on mesurer avant et après la formation ?
Évaluez les mêmes tâches sur des exercices comparables : réalisation avec ou sans aide, respect des étapes convenues, explication des hypothèses et qualité des éléments remis. Les critères doivent être définis par l’entreprise et son responsable technique en fonction des cas concernés.
Faut-il utiliser les vrais dossiers de l’entreprise pendant les exercices ?
Pas nécessairement. Des cas fictifs, simplifiés ou anonymisés peuvent suffire. Si un dossier réel est utilisé, l’entreprise doit autoriser son emploi et fixer les règles d’accès, de stockage, de partage et de suppression des fichiers.
Comment une entreprise peut-elle vérifier les possibilités de financement ?
Elle doit consulter les informations officielles de l’OFPPT concernant les CSF et les prestations de formation continue, et contacter le GIAC concerné pour confirmer les conditions et procédures applicables. Les règles et pièces requises doivent être vérifiées avant tout engagement.
Quelle certification envisager après une formation Slide3 ?
Le certificat FormaGroup est la première certification à envisager dans le cadre de la formation FormaGroup. Toute certification proposée par l’éditeur, si elle est pertinente et disponible, doit être vérifiée directement auprès de l’organisme qui la délivre ; elle constitue un complément distinct.
