L’essentiel
- La programmation n’est pas un prérequis indispensable pour découvrir Make.
- Savoir utiliser des outils en ligne, comprendre un processus et lire des données simples facilite les débuts.
- Les usages professionnels demandent de tester les scénarios, de prévoir les erreurs et de maîtriser les autorisations d’accès.
- Un diagnostic utile repose sur des tâches concrètes, pas seulement sur une auto-estimation de son niveau.
- Commencez par automatiser un processus simple et peu risqué avant de toucher à des données sensibles ou à des opérations critiques.
À qui s’adresse ce guide ?
Ce guide s’adresse aux personnes qui envisagent d’apprendre Make au Maroc, qu’elles soient débutantes, en activité ou en reconversion. Vous pouvez être chargé de marketing, de gestion, de ressources humaines, de support client, d’administration ou simplement vouloir réduire les tâches répétitives dans une petite entreprise. Le point de départ n’est pas votre intitulé de poste, mais les outils que vous utilisez et les tâches que vous aimeriez simplifier.
Make est une plateforme visuelle d’automatisation : on y construit des scénarios qui font circuler des informations entre des applications et des services en ligne. Un scénario peut, par exemple, récupérer une réponse de formulaire, ajouter les données à un tableau et avertir une personne. Au début, il s’agit surtout de comprendre le cheminement de l’information et de vérifier que chaque étape produit le résultat attendu.
Vous pouvez commencer sans expérience en informatique si vous êtes à l’aise avec un navigateur, des formulaires et des tableaux simples. Si vous travaillez déjà avec des logiciels en ligne, vous avez probablement des acquis transférables. Une expérience en programmation, en bases de données ou en gestion de projets est utile pour aller plus loin, mais elle n’est pas nécessaire pour réaliser un premier scénario élémentaire.
Définissez d’abord votre objectif : découvrir l’outil, automatiser une tâche personnelle, améliorer un processus d’équipe ou préparer une évolution professionnelle. Cette distinction compte. Un scénario utilisé par une équipe doit être plus fiable, documenté et facile à maintenir qu’un essai destiné à apprendre.
- Débutant : vous voulez comprendre le principe et relier deux applications.
- Utilisateur métier : vous connaissez déjà un processus et cherchez à réduire les copier-coller.
- Profil technique : vous souhaitez structurer des scénarios plus complexes et comprendre les échanges de données.
- Personne en reconversion : vous cherchez une compétence complémentaire à votre expérience métier.
Les prérequis selon l’usage visé
Pour découvrir Make, les prérequis indispensables sont modestes : disposer d’un accès à internet, savoir utiliser les applications concernées et pouvoir expliquer simplement la tâche à automatiser. Il faut aussi accepter de procéder par essais, de contrôler les résultats et de corriger les étapes qui ne fonctionnent pas. Un raisonnement ordonné est plus important, au départ, que des connaissances techniques avancées.
Pour un usage professionnel, il faut ajouter des réflexes de qualité. Avant de créer un scénario, identifiez son déclencheur, les informations qu’il reçoit, les règles à appliquer et le résultat attendu. Vérifiez les accès accordés aux applications, limitez les données manipulées à ce qui est nécessaire et demandez les validations appropriées avant de connecter des comptes professionnels. Un scénario doit également être testé avec des données représentatives et des cas inhabituels.
Certaines notions sont utiles, sans être obligatoires dès le premier jour. Savoir lire une feuille de calcul, distinguer une date d’un texte, repérer un champ vide ou comprendre une condition du type « si… alors… » accélère l’apprentissage. La connaissance des API, des webhooks, du format JSON, des filtres ou des fonctions de transformation devient intéressante lorsqu’on veut relier des services qui ne sont pas directement compatibles ou traiter des données plus complexes.
Apprendre Make sans expérience est donc possible, à condition de ne pas confondre premier essai et déploiement professionnel. Commencez sur une tâche réversible, avec des informations non sensibles et peu de conséquences en cas d’erreur. N’automatisez pas d’emblée un paiement, une décision importante ou l’envoi massif de messages.
- Indispensable pour débuter : utiliser un navigateur, suivre des consignes, décrire une tâche en étapes et vérifier un résultat.
- Utile pour progresser : être à l’aise avec les tableaux, les filtres, les conditions et les formats de date ou de texte.
- Utile pour des scénarios avancés : comprendre les API, les webhooks, JSON, les autorisations et la gestion des erreurs.
- À ne pas exiger de soi avant de commencer : savoir programmer ou connaître toutes les applications que l’on pourrait connecter.
Auto-évaluation en Make
La grille ci-dessous ne délivre pas une certification et ne remplace pas une mise en pratique. Elle sert à choisir le bon point de départ. Pour chaque phrase, répondez « oui », « en partie » ou « pas encore ». Si vous n’avez jamais utilisé Make, ne vous attribuez pas un niveau sur la seule base de votre aisance informatique : utilisez les tests pratiques pour vérifier vos acquis.
- Niveau 0 — découverte : je sais utiliser un navigateur et un compte en ligne, mais je n’ai pas encore décrit une tâche sous forme d’étapes.
- Niveau 1 — bases opérationnelles : je peux décrire un déclencheur et une action ; je sais repérer les champs d’un formulaire ou d’un tableau et vérifier si une information a bien été copiée.
- Niveau 2 — autonomie de départ : je peux écrire une règle simple « si… alors… », repérer une donnée manquante et imaginer un test avant d’utiliser un scénario.
- Niveau 3 — progression avancée : je sais distinguer un problème de données d’un problème de connexion, réfléchir aux répétitions et aux erreurs, et expliquer les accès nécessaires à une application.
Tests pratiques pour situer son niveau
Ces tests peuvent se faire sur papier ou dans un tableur, sans configurer immédiatement un scénario. Ils permettent de vérifier les prérequis qui comptent le plus : comprendre le processus, structurer les données et anticiper les cas limites. Pour un test avec Make, utilisez uniquement des comptes et des données que vous êtes autorisé à manipuler.
- Test de décomposition : prenez une tâche comme « lorsqu’une personne remplit un formulaire, ajouter sa demande à une liste ». Écrivez le déclencheur, les informations reçues, l’action à effectuer et le résultat qui vous prouverait que cela a marché. Si une
- Test de lecture de données : dans un tableau fictif, repérez le nom, l’adresse électronique et la date d’une demande. Expliquez ce qui devrait se passer si l’adresse est vide ou si la date n’est pas au format attendu. Réussir ce test indique que vous pouvez
- Test de règle : formulez une condition simple, par exemple « si le type de demande est urgent, alors avertir l’équipe ». Précisez ce qui arrive aux demandes non urgentes. Si vous ne savez pas encore répondre, révisez la logique conditionnelle avant d’ajouter
- Test de contrôle : imaginez que le même formulaire est envoyé deux fois. Comment vérifieriez-vous qu’il ne crée pas deux traitements identiques ? Vous n’avez pas besoin de connaître immédiatement la solution technique ; il faut d’abord reconnaître le risque
- Test d’erreur : imaginez que l’application de destination ne répond pas ou que la connexion a expiré. Identifiez le résultat visible, la personne qui devrait être informée et la manière de vérifier que rien n’a été perdu. Cette réflexion est essentielle avant
- Test de prudence : listez les données nécessaires à votre exemple et celles qui ne le sont pas. Si le scénario n’a besoin que d’une adresse professionnelle et d’un sujet, évitez d’y ajouter des informations personnelles sans raison.
Lire les résultats du diagnostic
Si vous vous situez au niveau 0, commencez par découvrir l’interface et le vocabulaire du scénario, sans chercher à construire immédiatement un processus complet. Votre objectif est de comprendre comment une étape transmet des informations à la suivante.
Au niveau 1, vous pouvez viser un premier scénario simple entre deux applications que vous connaissez déjà. Limitez-vous à un déclencheur et une action, puis vérifiez le résultat sur quelques cas fictifs ou autorisés. Si les données sont mal placées, entraînez-vous d’abord à associer chaque champ à sa destination.
Au niveau 2, choisissez une tâche comprenant une condition ou une transformation simple. Avant de la publier pour une équipe, testez les données manquantes, les valeurs inattendues et les répétitions possibles. Faites relire le processus par une personne qui le connaît.
Au niveau 3, vous pouvez étudier les scénarios comportant davantage d’étapes, les échanges de données entre services et la gestion des incidents. Ne cherchez pas à ajouter de la complexité pour elle-même : un scénario compréhensible et maintenable est souvent préférable à une automatisation difficile à expliquer.
Si vos résultats sont inégaux, partez de la lacune qui bloque votre objectif. Par exemple, une bonne compréhension métier associée à une difficulté avec les tableaux appelle une remise à niveau ciblée sur les données, pas une reprise générale de l’informatique.
- Vous savez expliquer le processus, mais pas les données : révisez les lignes, colonnes, champs et formats.
- Vous savez suivre les étapes, mais pas prévoir les exceptions : entraînez-vous aux conditions et aux cas limites.
- Vous savez construire un scénario, mais pas en évaluer les risques : travaillez les tests, les autorisations et le suivi des erreurs.
- Vous ne connaissez pas encore les applications à relier : choisissez d’abord un cas d’usage dans votre activité, puis vérifiez les outils réellement employés.
Combler les lacunes avant de commencer
Une remise à niveau courte et ciblée suffit souvent pour démarrer. Évitez de vouloir apprendre simultanément Make, les API, les bases de données et la programmation. Suivez un ordre qui va du processus métier vers la technique : vous comprendrez mieux pourquoi chaque notion est utile.
- Si vous avez du mal à décrire une tâche : écrivez-la en langage courant, une action par ligne. Repérez ce qui lance le travail, les décisions prises et le résultat final.
- Si les tableaux vous semblent difficiles : entraînez-vous à repérer les en-têtes, les lignes, les champs vides et les formats de date. Préparez quelques lignes de données fictives et expliquez où chaque information devrait aller.
- Si la logique conditionnelle bloque : écrivez trois règles sous la forme « si telle situation arrive, alors faire ceci ; sinon, faire cela ». Ajoutez ensuite un cas imprévu et décidez comment le traiter.
- Si vous ne savez pas tester : préparez un cas normal, un champ manquant et une valeur inhabituelle. Comparez le résultat obtenu au résultat attendu, puis notez précisément l’écart.
- Si vous visez un usage professionnel : apprenez à vérifier les autorisations, à limiter les données utilisées, à documenter le scénario et à déterminer qui doit être prévenu en cas d’échec.
Choisir son premier objectif concret
Choisissez une tâche fréquente, répétitive, compréhensible et sans conséquence grave si un essai échoue. Un exemple adapté à l’apprentissage consiste à transférer une réponse de formulaire vers une liste de suivi et à signaler qu’une nouvelle entrée est arrivée. Vérifiez auparavant que vous êtes autorisé à utiliser les applications et les données retenues.
Rédigez votre objectif en une phrase mesurable : « Quand une nouvelle demande de test est reçue, ses champs essentiels apparaissent dans ma liste de suivi et je peux vérifier le résultat. » Précisez ensuite ce qui constitue une réussite, les cas à tester et la personne qui validera le processus si d’autres membres de l’équipe sont concernés.
Pour avancer, consultez les ressources officielles de Make et choisissez une formation en fonction de votre diagnostic. Une formation structurée est particulièrement utile si vous devez appliquer l’outil à des processus d’entreprise, apprendre à gérer les erreurs ou progresser avec un groupe. Au Maroc, les dispositifs de formation continue et de montée en compétences peuvent également aider à clarifier les besoins avant de choisir un parcours.
- Objectif de départ : une seule tâche et un résultat facile à contrôler.
- Périmètre : des données fictives ou non sensibles et des accès autorisés.
- Critère de réussite : savoir expliquer ce qui doit arriver et vérifier ce qui s’est réellement passé.
- Étape suivante : ajouter une règle ou une étape seulement après avoir testé la première version.
Le parcours, étape par étape
- 1Décrire une tâche réelle — Choisissez une activité répétitive que vous connaissez et écrivez son déroulement en étapes simples, depuis le déclencheur jusqu’au résultat attendu.
- 2Faire le diagnostic — Utilisez la grille et les tests pratiques pour repérer votre niveau en logique, en lecture de données et en vérification des résultats.
- 3Réviser la lacune prioritaire — Travaillez d’abord la difficulté qui empêche votre premier objectif : structurer le processus, lire un tableau, écrire une condition ou prévoir un test.
- 4Suivre un apprentissage adapté — Commencez par une ressource guidée ou une formation correspondant à votre niveau, puis exercez-vous sur un scénario simple et autorisé.
- 5Tester avant d’élargir l’usage — Vérifiez le résultat sur plusieurs cas, documentez les étapes et demandez une validation avant de déployer le scénario dans un processus d’équipe.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Le programme peut être adapté au niveau et aux objectifs du groupe. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
Voir la formation →Make
Permet de découvrir la plateforme à son rythme et de compléter un apprentissage pratique par des ressources proposées par l’éditeur.
Site de l’organisme ↗Make
À consulter pour retrouver les explications et les procédures liées à l’utilisation de la plateforme pendant les exercices et après la formation.
Site de l’organisme ↗Se former en Make avec FormaGroup
FormaGroup accompagne les apprenants au Maroc avec des formations sur mesure, proposées aux entreprises et aux particuliers par des formateurs experts de son réseau. Le programme est adapté au niveau et aux objectifs du groupe. Les interventions sont possibles dans les principales villes du Maroc, en présentiel dans les locaux de l’entreprise, à distance ou en format hybride. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. Le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes formées auprès de ses entreprises clientes et partenaires.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. La première certification à envisager est ce certificat FormaGroup, en complément duquel les certifications officielles des éditeurs peuvent être étudiées selon votre objectif. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
Un projet de formation en Make pour vous ou votre équipe ? Décrivez votre besoin : FormaGroup vous propose le formateur et le programme adaptés, partout au Maroc.
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Questions fréquentes
Peut-on apprendre Make sans expérience en informatique ?
Oui. La programmation n’est pas indispensable pour découvrir Make et construire un scénario simple. Il faut surtout savoir utiliser des applications en ligne, décrire une tâche en étapes et vérifier le résultat. Les notions plus techniques peuvent être apprises ensuite, selon les besoins.
Quel est le prérequis le plus important pour débuter ?
Savoir expliquer le processus que vous voulez automatiser : ce qui déclenche le travail, quelles informations sont nécessaires et quel résultat est attendu. Cette compréhension vous aide à construire et à tester le scénario.
Comment faire un test de niveau Make avant une formation ?
Essayez de décomposer une tâche, d’identifier les données utilisées, d’écrire une condition simple et de prévoir ce qui pourrait mal se passer. Les tests de ce guide situent vos acquis sans prétendre remplacer une évaluation pédagogique.
Faut-il apprendre les API ou JSON avant de commencer ?
Non pour une première découverte. Ces notions deviennent utiles lorsque vous voulez connecter des services de façon plus avancée ou traiter des données dans des formats particuliers. Commencez par les bases des scénarios et approfondissez selon votre objectif.
Quelle certification envisager pour valoriser son apprentissage ?
La première certification à envisager est le certificat de formation FormaGroup, remis à l’issue de chaque formation et reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. FormaGroup diffuse également le profil des personnes formées auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires. Les certifications officielles proposées par les éditeurs peuvent ensuite être étudiées comme compléments, selon votre objectif.
Sources
- Ingénierie de la Formation Continue : Identification et Analyse des Besoins de Formation — OFPPT ofppt.ma
- Upskilling et Reskilling — Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration mmsp.gov.ma
- Make Academy academy.make.com
- Centre d’aide Make help.make.com
- Formation Make — FormaGroup formagroup.ma
